Antipods ou la cohérence dans le paradoxe

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Antipods est un groupe fascinant, indéfinissable mais reconnaissable.

Allez les voir en concert et vous vous en laisserez convaincre sans peine.

Antipods s’est formé « à l’ancienne » et n’a cessé au fil des expériences de se déconstruire pour mieux se construire afin de « devenir un groupe ». Un de ces groupes attachant qu’on pourrait décrire comme des Beatles des temps modernes, expérimental mais dans une tradition pop. Un collectif exploitant au maximum les quatre personnalités très différentes qui le compose afin de donner une couleur unique à sa musique.

Quatre mini albums enregistrés de 2007 à 2012 leurs ont permis de parfaire une éducation musicale chaotique mais également d’entamer un parcours scénique qui s’est avéré toujours plus débordant d’énergie et de passion.

Le quotidien 20 minutes commentait la prestation du groupe au paléo festival 2016 en ces termes 
« Être le premier artiste à ouvrir cette 41e édition n’a pas stressé outre mesure le groupe romand. C’est rigolards et détendus que ces lascars ont déroulé leur rock tendu ». Témoignant également de la capacité certaine du groupe à éléctriser une foule, l’invasion de la scène par un public déchaîné au terme de ce même concert a fortement marqué les esprits de ceux qu’y s’y trouvaient.

Pour en arriver là, un nombre peu courant de répétitions fut nécessaire, complétées par des sessions d’enregistrements diverses aujourd’hui éparpillées sur des CD gravés, des tests, des refontes de morceaux.

Les concerts se sont accumulés. Les influences et les setlists ont été bouleversées au moins cent fois. Le personnel, lui, est resté le même. Le plan également: ne jamais jouer trop longtemps la même chanson. Un certain esprit de groupe farouche les caractérise. Pas de costume sur scène, ni de maquillage. Une ébriété contrôlée avant de monter sur scène puis totalement débridée une fois les guitares posées.

Il a bien fallu concrétiser cette camaraderie déjà longue et finir la période de gestation. Ainsi, le groupe enregistre en 2013 son premier album Lion Disco. 10 titres pour officiellement lancer l’histoire. Véritable OVNI dans un paysage musical helvétique de qualité mais trop souvent sous haute influence extérieure, Antipods se démarque de ses contemporains en refusant toutes étiquettes. Ils vous parlerons peut être de leur admiration pour les anglais de Foals, de leur culte pour le disco et la musique des années 80, Cerrone et Jan Hammer en tête, mais sont avant tout des fanatiques de musique pop au sens noble du terme.

Ce qui nous amène à Lion Disco. En effet, s’il emprunte beaucoup à ses pairs, ce premier album n’en vole pourtant aucun. La chanson titre par exemple n’est rien d’autre qu’une chanson pop à l’efficacité redoutable sertie dans un écrin moderne à la rythmique math rock et aux lignes de guitares syncopées. Pas exactement ce que vous livrera le groupe local un samedi soir dans votre club favori.

Le webzine lords of rock souligne à propos de l’album « C’est la recherche incessante du bon refrain, de la ligne mélodique qui fait la différence à elle seule ». Les membres du groupe acquiesce, les radios approuvent. 3 ans plus tard, le groupe totalise cinq titres en playlist sur la radio rock Nationale. De nombreux concerts constitueront la tournée Lion Disco, avec notamment un vernissage au club le Romandie de Lausanne en compagnie des new-yorkais de Small Black puis d’ une date mémorable au Festineuch’ de Neuchâtel, première grande scène pour le groupe à l’époque.

En presque dix ans, une mécanique s’est mise en place: une rythmique dansante, des arpèges de guitares claires entremêlées plutôt qu’un mur du son, et une volonté d’écrire des mélodies fortes. La musique d’Antipods a pour ambition de proposer une pop recherchée et frontale à la fois, mélancolique autant qu’euphorique.

En 2014 et 2015 le groupe multiplie les concerts sur les scènes des clubs et festivals Suisse Romands et s’offre des passages remarqués outre Sarine à Zürich, en France voisine à Bourg-En-Bresse dans le cadre du festival trans-frontalier Walk the line ou encore à Avoriaz où le groupe participe à une résidence et y donne plusieurs concerts.

Fort de ces expériences, le groupe de plus en plus confiant sort un nouveau single YKMN en septembre 2014. Le morceau, appuyé par le soutient toujours fidèle des radios devient instantanément un favori des fans qui la reprennent en chœur en concert.

En mai 2015, entre deux dates, le groupe enregistre Animal, un essai encore plus poussé dans le genre pop catchy mélodique et décomplexé. Accompagné d’un clip hilarant réalisé par Maxime Genoud, le groupe y dévoile un goût prononcé pour l’autodérision, illustré ici par des pas de danses inspirés d’un certain Johnny Clegg.

Fin 2015, le groupe retourne en studio et y enregistre quatre titres: Oh my Oh my, 100 light years, All I wanna Do et Let you know. Tout ces titres figureront sur l’EP YKMN.

Entre temps, mandaté par l’agence lausannoise de communication Butfirst, le groupe relève un challenge bien particulier. Ecrire un morceau aux consonances années quatre-vingt, à la fois kitsch et catchy autant que retro et cool. En moins d’un mois et afin de fournir la chanson à la Fédération Equestre Internationale pour le début des J.O de Rio, le groupe compose puis enregistre Highlights, un bijou pop à la fois rétro et futuriste pour le film Hoofloose.

Le 18 juillet 2016, un jour avant leur performance au Paléo festival de Nyon, Antipods sort l’EP YKMN. Un six titres que le groupe présente fièrement comme son travail le plus abouti à ce jour.

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DISCOGRAPHY

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2016          YKMN

Antipods

2013          Lion Disco

Antipods

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